Etude IBM : Impact sur les emplois de l'IA et l'automatisation

Etude IBM : Impact sur les emplois de l'IA et l'automatisation

Rédigé le 13/09/2019


Selon IBM, l'IA et l'automatisation intelligente vont remplacer 120 millions de travailleurs dans le monde d'ici 2022

120 millions de travailleurs devront se recycler au cours des trois prochaines années du fait du développement de l'IA et de l'automatisation au niveau mondial, estime une étude d'IBM, mais la moitié des entreprises n'ont mis en placepas de stratégie de développement des compétences en ce sens au sein de leurs organisations.

Au cours des trois prochaines années, près de 120 millions de travailleurs dans les 12 plus grandes économies du monde devront devront se recycler ou se reconvertir en raison du développement de l'IA et de l'automatisation intelligente, selon une étude d'IBM. Mais, seulement 41% des P-dg interrogés dans cette étude déclarent disposer des ressources humaines, des compétences et des ressources nécessaires pour mettre en œuvre leurs stratégies commerciales découlant de cette transformation. L'étude met en évidence des défis complexes qui nécessitent un changement fondamental dans la façon dont les entreprises répondent et gèrent les besoins en main-d'œuvre à tous les niveaux de l'entreprise.

Or, le temps nécessaire pour combler un déficit de compétences par la formation a été multiplié par plus de dix en quatre ans, ajoute l'étude. En 2014, il a fallu trois jours en moyenne pour combler un déficit de compétence grâce à une formation en entreprise; en 2018, il a fallu 36 jours. L'étude montre que de nouveaux besoins en compétences émergent rapidement, tandis que d'autres compétences deviennent obsolètes.

La recommandation principale de l'étude consiste donc à adopter une approche globale pour combler le déficit de compétences, centré sur la reconfiguration de la main-d'œuvre par le biais d'un développement multimodal, personnalisé et basé sur les données. Cela signifie créer pour les employés des parcours de formation personnalisés en fonction de leur niveau d'expérience actuel, de leurs compétences, de leur rôle et de leurs aspirations professionnelles. Pour alimenter ces parcours, les entreprises doivent tirer parti d'un écosystème de partenaires pour élargir leur accès au contenu, tirer parti des technologies d'apprentissage innovantes et même partager les talents qualifiés par-delà les frontières organisationnelles. 

Les recherches d’IBM montrent également que les entreprises doivent utiliser les outils d’analyse et d’intelligence artificielle pour prévoir les compétences disponibles dans l’ensemble de l’entreprise et en partager les informations de manière transparente avec les employés afin de créer une culture d’apprentissage continue. IBM applique cette stratégie en interne et fournit régulièrement à son propre personnel un aperçu des compétences les plus critiques.

"L'intelligence artificielle est sans conteste le plus grand défi auquel sont confrontés les responsables des ressources humaines aujourd'hui", a déclaré Josh Bersin, analyste indépendant et fondateur de l'Académie Josh Bersin, première académie de développement au monde destinée aux professionnels des ressources humaines, qui doivent lancer de nouveaux programmes stratégiques dans le monde des affaires. "Nous avons choisi IBM comme partenaire de ce programme en raison de son leadership reconnu dans le développement et l'application de technologies liées à l'IA et parce qu'IBM a utilisé la technologie d'intelligence artificielle pour transformer radicalement sa propre organisation RH", exxplique-t-il.

Source : Electroniques



Selon une étude réalisée par IBM, plus de 120 millions de travailleurs du monde entier vont être remplacés par des robots à cause des avancées de l'intelligence artificielle.

L'étude, qui porte sur l'ensemble de l'état du marché du travail et pas seulement sa robotisation, affirme que les employeurs font face à une « pénurie de compétences ».

Les « savoirs comportementaux » à l'honneur face aux savoirs techniques

Selon IBM, les déficits de compétences prennent plus de temps à être comblés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient en 2014. Les travailleurs prennent ainsi, en moyenne, 36 jours à être formés contre trois jours il y a quatre ans.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les compétences techniques - comme la pratique de la programmation informatique, à titre d'exemple - qui sont privilégiés par les employeurs interrogés pour cette enquête.

Depuis 2016, les savoirs techniques sont ainsi moins recherchés, au profit des « soft skills », c'est-à-dire les « savoirs comportementaux », comme la créativité, la capacité à travailler en équipe, l'empathie ou la communication. Ces compétences personnelles prennent par ailleurs « plus de temps » à être développées, note IBM, que les compétences techniques.

Les robots destructeurs et créateurs d'emplois

L'étude montre que les avancées dans le domaine de l'intelligence artificielle devraient détruire 120 millions d'emplois dans les prochaine années, mais aussi en créer. Il faudra pour cela développer les compétences des travailleurs pour les orienter vers de nouveaux emplois, note à nouveau IBM. Outre changer les travailleurs de service, réduire le déficit de compétences des entreprise pourrait notamment se faire en embauchant des talents venus d'autres organisations ou de l'étranger.

La Chine devrait être le pays le plus impacté avec plus de 50 millions de travailleurs chinois devant être requalifiés pour ne pas être dépassés par les avancées de l'IA sur les trois prochaines années. Les Etats-Unis et le Brésil devraient également suivre cette tendance avec respectivement 11, 5 et 7, 2 millions de travailleurs impactés directement par ces progrès, explique l'enquête d'IBM.

Source : Clubic