Partage de la richesse

Partage de la richesse

Rédigé le 25 novembre 2019


Courant septembre a eu lieu la 3ème et dernière réunion de négociation sur le « partage des richesses » créées par l’entreprise (NAO Salaires 2019 & partage de la valeur ajoutée).

Ces réunions font partiellement suite aux négociations de l’accord RCC/MFDC. En effet, lors des discussions des différents plans de réduction des effectifs, les Organisations Syndicales ont régulièrement demandé que soient également prévues des mesures pour « ceux qui restent ».
Si ces demandes ont peut-être été écoutées (mais entendues ?), force est de constater qu’elles n’ont jamais été suivies d’effet. Aussi, lors de la dernière négociation, nos demandes se sont faites plus précises et plus fermes.

La CFTC avait conditionné sa signature de l’accord RCC, à l’ouverture d’une négociation ouverte et sincère, qui se traduirait par un réel partage des richesses.
 

Ces discussions tournant autour de 2 axes principaux :
 

  • Nous avons conscience que beaucoup de nos collègues souhaitent partir et attendent donc un plan de départ. Nous ne souhaitons pas les bloquer même si le nombre de personnes souhaitant partir de l’entreprise interpellent quant aux raisons qui motivent ce désir.

  • La possibilité (certes restreinte) d’ouvrir des discussions qui permettent aux IBMers une certaine redistribution du fruit de leur travail.

     

Les options énoncées par la Direction lors de ces réunions sont :
 

  • Analyse sur la possibilité de mensualiser les sommes dues au titre du Revenu Annuel Garanti (RAG). Du fait de la complexité du calcul, cela ne concernerait que les personnes "à salaire fixe" et donc exclurait les commerciaux ou les personnes en arrêt maladie longue durée.

Si cette solution était mise en place, l'analyse avec le prestataire laisse espérer que la PVA (GDP) soit désormais exclu du calcul de la RAG.

  • Modification des tranches et du taux d’abondement du Plan d’Epargne d’Entreprise (PEE), permettant l’adhésion d’un plus grand nombre, à budget constant, mais avec un abondement maximum plus important que ce qui est aujourd’hui possible.

  • Un budget augmentation très légèrement plus important (0,9 % pour 0,7 % en 2018).

Mais attention, il s’agit du budget global. Cela revient à dire que certaines entités « plus porteuses » peuvent obtenir plus que d'autres...

  • < >  => La Direction n’a pas souhaité aborder ce point

    Participation         => Pas de modification, c'est à dire qu'il est vraisemblable que nous devions attendre longtemps avant de toucher une prochaine participation. Il en est de même pour l'intéressement.

  • Augmentation jeune embauché               => Augmentation de 170 € pour les personnes embauchées dans les 3 dernières années et ayant moins de 30 ans

  • Rééquilibrage femme / homme          => Adéquation entre indices et PRG (c'est à dire, que le nombre de femmes ou d'hommes soit similaire pour chaque indice) mais sans augmentation associée.

 

La CFTC considère que si ces mesures ne sont pas inintéressantes, elles sont loin du compte et sont très loin de ce que nous attendions….

En 2018, 8,5 millions d’Euros ont été distribué à moins d’une centaine de personnes, 8,8 millions en 2017, plusieurs millions d’Euros ont été transféré aux US, les réserves d’IBM France sont plus que conséquentes et les résultats sont loin d’être mauvais… Il y a donc des revenus…


Nous savons que nous sommes « dans la vraie vie » et que certains gagnent plus que d’autres, mais nous dénonçons le système particulièrement injuste qui consiste à donner beaucoup à un petit nombre, et rien au plus grand nombre…
La réussite d’une entreprise est le fruit de toutes ses composantes, qu’il soit Administratif, Commercial, Consultant, … ou Exec….

Tel un bateau, nul ne peut avancer seul, et sans les autres.

 

Nous constatons donc que nous sommes très loin de l’ouverture manifestée par la Direction avant la signature de l’accord RCC.
Avons-nous été « endormis » par les sirènes des promesses ? Dans tous les cas, il s’agit d’une situation dont nous ne pourrons que nous rappeler lors des prochaines négociations…